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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 12:01

Junip-Fields.jpg

 

Junip. Du plaisir pur certifié folk rock, made in Sweden. "Fields" est le 1er album de ce trio fondé il y a déjà douze ans par le songwriter José Gonzalez. Revenu de ses escapades solo ("Veneer" en 2003 et "In our nature" en 2007), le folksinger d’origine argentine s’offre un recentrage en mode collectif. Il re-convoque ses deux compères Tobias Winterkorm (claviers) et Elias Araya (batterie), et signe enfin cet album tant attendu. 11 nouvelles chansons patiemment tissées dans la brume et la mélancolie, et portées dans la lumière par une élégante section rythmique.

Chaque chanson de "Field" démarre avec une guitare sèche, puis surgissent un groove entêtant et des nappes de claviers chauds et généreux. "In every direction" est d’ailleurs une redoutable entrée en matière. Les mélodies de José Gonzalez, au timbre haut proche d’un Bert Jansch, y sont simplement magiques. Plongé en terres folk, le disque baigne dans une atmosphère lumineuse et ouatée, mais le feu couve sous chaque grain de son produit. Les motifs répétitifs abondent (le rythme de "Howl" ou "Off point", la guitare tendue de "Sweet & bitter") et invitent à une forme de transe proche du krautrock ou de l’afrobeat.

Habité par une sincérité et un esprit positif, "Fields" est un disque parfaitement cohérent, où sens et sons sont idéalement imbriqués. Chaque titre est empreint de chaleur apaisante et de beauté fascinante. Echafaudé dans la patience et avec un certain perfectionnisme, "Fields" en porte la trace et apparaît comme un petit chef d’œuvre magnétique, pas bien loin de ce qu’on nomme la Grâce.

 

Junip-band-copie-2.jpg

 

Junip - Site Web


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commentaires

Xavier 15/11/2010 13:50


voilà un disque que j'aurai déjà en ma possession, si un certain disquaire n'avait pas lachement abandonné son poste...


yosemite. 05/11/2010 20:15


ce dernier Endless Boogie m'interpelle plus que les pucelles susnommées. Sur le papier en tout cas.


Blood Red Bird 05/11/2010 18:18


Grass Widow : 3 jeunes californiennes sur les traces de Sleater-Kinney (mais en un peu moins bien)
Endless Boogie : une totale découverte, du rock'n'roll à la Seeds/Stooges/Stones/Hendrix, des morceaux hypnotiques de + de 10 minutes par un gang underground US de quarantenaires puristes. Une
tuerie, quoi !


yosemite. 04/11/2010 09:41


je veux que tu me parles aussi de Grass Widow et Endless Boogie !

yeah


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