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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 18:12

Wonderflu-EP-copie-1.jpg

Formation parisienne armée de grosses guitares et de mélodies aussi power que pop, Wonderflu vient de publier son deuxième EP. No end in sight fait suite à une poignée de démos et maxis autopubliés depuis 2007 – tous écoutables sur le site du groupe – documentant la passion des franciliens pour l’indie rock US des années 90. Leurs racines plongent dans cette forêt sonique peuplée par Pavement, Nirvana, Sonic Youth, ou encore Sebadoh, et remise au goût du jour ces dernières années par le retour de quelques anciens – Dinosaur Jr pour le meilleur, Soundgarden peut-être pour le pire. Sur No end in sight, les Merveillegrippe ont laissé de côté ses arpèges pop pour des power chords plus adaptés à leur courroux d’adulescents. La jazzmaster crépite et bave son fuzz, la voix hurle ses mélodies à demi-ensoleillées dans un écho très mid-90’s. Les Wonderflu appliquent une méthode éprouvée, multipliant suites d’accords simples par son coefficient de rythmiques alcalines. Sur "Anybody", le groupe réamorce la formule Pixiesienne du couplet calme et du refrain explosif. Efficace. L’intrépide "Flames" est un possible hit power pop, qui donne envie de laisser pousser ses tifs et enfiler sa chemise à carreaux. Le reste du disque décline les penchants grunge du groupe, lorgnant vers Nirvana ("Lost in the 50’s") voire l'ex-Screaming Trees Mark Lanegan ("Thunder’s grave"). Empaquetés dans une production ventrue, les sept titres de No end in sight peuvent presque prétendre à l’appellation d’album. Histoire de soigner l’esthétique inde rock, on retrouve en guise d'artwork le trait d’Halfbob, dessinateur et auteur d’un blog bd parfaitement cool. A prescrire sans modération, et pas seulement qu'aux nostalgiques des années 90's.

 

 

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