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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 18:19

Lee-Ranaldo-Between-The-Times.jpg

Sonic Youth est (peut-être?) mort, vive Lee Ranaldo ! Le guitariste de la formation new yorkaise s'apprête à publier un nouveau disque solo en mars chez Matador. "Between the times and the tides" devrait sortir le 19/03, et le blog du label offre à nos oreilles curieuses un extrait en mp3 de ce prochain album. Eloigné des travaux expérimentaux du monsieur, Off the wall n'en est pas moins une bien belle surprise, d'humeur noisy et pop comme au bon vieux temps des 90's.

Une vidéo live du titre, en compagnie de son comparse Steve Shelley, à zyeuter juste là-dessous :

 

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:53

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15 disques qui m'auront le plus charmé les oreilles en 2011 :

 

d’abord le top du top de la classe :

PJ Harvey : Let England shake (Island)

Low : C'mon (Sub pop)

MogwaiHardcore will never die, but you will (Rock Action) 

Veronica Falls : Veronica Falls (Bella Union)

Yuck : Yuck (Fat possum)

 

ensuite le top, mais avec un tout petit peu moins de classe :

Bombino : Agadez (Cumbancha)

Anna Calvi : Anna Calvi (Domino)

Bill Callahan Apocalypse (Drag City)

Michel Cloup : Notre silence (Autoproduit)

Mars Red Sky : Mars red sky (Emergence)

  Thurston Moore : Demolished thoughts (Matador)

Real Estate : Days (Domino)

Tinariwen : Tassili (V2)

John Vanderslice : White wilderness (Dead Oceans)

Kurt Vile : Smoke ring for my halo (Matador)

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 16:16

Un doux vent d'automne souffle ce jeudi soir à Lyon, et nous pousse jusqu'à l'Epicerie Moderne de Feyzin pour voir le groupe américain Low. En activité depuis 1993, le trio de Duluth (Minnesota) vient pour la première fois donner un concert dans la région lyonnaise. Low n'est pas un grosse machine du rock US, mais la musique hypnotique et dépouillée du trio fait se déplacer ce soir là quelques 300 personnes.

 

 Encore peu de monde pour découvrir la première partie, une formation locale nommée l'Etrangleuse. Post-rock mâtiné de mélodies world, la musique de ce duo (un guitariste-chanteur et une harpiste-choriste) est plaisante bien qu'austère. Intimidés, les deux musiciens peinent à se lâcher pendant les 45 minutes de leur prestation. Notons une remarquable reprise de Kletka Red en russe (Kasyak lubvie) et une belle guitare malienne sur Dear, moments les plus intenses de ce set manquant de présence et de dynamique. Dommage car le guitariste maîtrise sa pédale-sampler et laisse entendre un très bon accent anglais.

http://a4.ec-images.myspacecdn.com/images02/106/3608b952308d4dcc9f6e9286b29889c7/l.jpg

 

Une courte pause - même pas le temps de finir notre mousse ! - et Low débarque sur scène. Le bassiste Steve Garrington s'installe derrière un orgue prêté par l'EM, Mimi Parker debout derrière sa batterie (2 cymbales, 1 tom basse + 1 caisse claire), et son mari Alan Sparhawk enfile sa guitare et se poste derrière le micro. Pas de discours ni temps mort, le groupe enchaîne la plupart des titres de leur dernier album C'mon - déjà évoqué dans ces pages.

D'emblée, ce sont les voix du couple Parker/Sparhawk qui magnétisent l'auditoire. Mention spéciale à Especially me, lancé par une Mimi Parker éblouissante. Mais on pourrait dire la même chose du plus court Majesty/Magic. Les trois américains ont l'air soudés et très concentrés, peu loquaces aussi. Alan Sparhawk ose un merci (en français) au bout du 5è titre. Il faudra attendre le rappel pour qu'il se répande plus longuement, révélant son excitation de jouer enfin à Lyon. Leur musique est encore plus dépouillée que sur disque, et les musiciens n'utilisent pratiquement aucun effet sinon une réverb bien sentie et de la distorsion sur certains passages (inévitable sur When I go deaf par exemple). Surtout le groupe excelle à faire monter la sauce, à envoûter nos oreilles sans les ennuyer à aucun moment.    

Le répertoire de Low est déjà immense (9 albums studios et de nombreux lives et EP) et le groupe puise dans ses plus belles réserves : Lion/lamb, le cultissime Amazing grace ou encore Dinosaur Act. Dommage que les titres de The Great Destroyer soient si peu représentés. Au bout du rappel, Alan Sparhawk présente son bassiste et sa "queen of soul" de femme derrière les fûts, puis se désigne en tant que "satan" avant un Murderer final approprié.

Une heure de demi d'un très beau concert donc, avec un groupe carré et expérimenté, et une musique aussi fascinante sur scène que sur disque.

Low_Epicerie-moderne.jpg

 

Setlist (approximative) :

Nothing but heart

Nightingale

Try to sleep

You see everything

Lion/Lamb

Hands so small

Witches

Especially me

Majesty/Magic

Amazing grace

Monkey

Done

Dinosaur Act

-

On the edge of ?

Last snowstorm of the year ?

When I go deaf ?

Murderer

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 09:54

C'est officiel, le vieux sage canadien fera un retour discographique le 30 janvier prochain avec un nouvel album intitulé "Old ideas". Au menu, dix chansons sur "l'amour, la sexualité, la perte et la mort". Pour patienter avant de poser l'oreille sur ce premier disque depuis le "Dear Heather" de 2004, voici le visuel (réalisé par le chanteur-poète), le tracklisting, et le somptueux morceau "Show me the place" extrait du disque : 

Cohen_Old-ideas.jpg

1. Going Home
2. Amen
3. Show Me the Place
4. The Darkness
5. Anyhow
6. Crazy to Love You
7. Come Healing
8. Banjo
9. Lullaby
10. Different Sides

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 15:30

Zero_Hungry-dogs.jpg

Les ex-Deity Guns/Bästard/Narcophony, re-baptisés Zëro depuis 2007, seront de retour le 7 novembre avec leur troisième opus "Hungry dogs (in the backyard)". Modestes superstars du noise rock sans oeillères, les lyonnais reviennent exciter nos oreilles engourdies avec une nouvelle salve de basses grasses, rythmes bétons et guitares fracturées. Cadeau de leur maison Ici d'ailleurs : "Hungry Dogs (in the backyards)" est intégralement écoutable sur le site du label.

-

Et pour ajouter au bonheur, les plus jeunes pourront rattraper leur retard en s'offrant l'intégrale de Bästard récemment rééditée par les mêmes Ici d'ailleurs.  "The acoustic machine", véritable plongée dans des 90's brutes, belles et sombres, ressort sous un tout nouveau packaging, en version CD, LP et mp3.  

bastard_acoustic-machine-2011-copie-1.jpg

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:25

Bert-Jansch_1974.jpg

 

Si la presse musicale a préféré évoquer le décès de Steve Jobs, celui du guitariste écossais Bert Jansch représente un vide bien plus vaste dans l’histoire de la musique populaire.  Bercé par les folk songs de Leadbelly, initié à la guitare par Davey Graham, Bert Jansch – en solo ou avec groupe Pentangle – fût au coeur du renouveau folk britannique des années 60. Son style de guitare novateur aura influencé des générations de musiciens, de Nick Drake à Neil Young en passant par Paul Simon, Jimmy Page, Graham Coxon ou Devendra Banhart. Bert Jansch est mort le 5 octobre dernier à l’âge de 67 ans.

 

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 18:58

Premier concert de la rentrée et l’occasion pour moi de voir enfin deux artistes dont j’ai beaucoup écouté le disque ces derniers mois : Anna Calvi, et Les Marquises en ouverture. Soirée tranquille au Transbo, donc, au milieu d’un foule restreinte – 700 personnes environ – et plutôt âgée – la trentaine, voire la quarantaine, hé oui.

C’est avec plaisir que je découvre enfin sur scène l’ami Jean-Sébastien et son groupe Les Marquises. Juste avant leur résidence au Transbo, c’est une belle occasion pour eux de présenter les chansons mélancoliques et tortueuses de leur disque autoproduit "Lost, lost, lost". Les quatre musiciens – dont le fondateur des mythiques Married  Monk, Christian Quermalet, à la batterie – sont très concentrés, peut-être un peu impressionnés par le lieu. Mal servis par un son un peu faiblard, ils parviennent pourtant à reproduire fidèlement la tension des 6 titres de leur disque. Ils offrent à nos oreilles sensibles une musique intime et sensuelle, faite de nappes sonores et de bruits concrets, et animée par un chant nuageux et secret. Atmosphérique, proche des travaux de Labradford ou Robert Wyatt, cette musique mériterait un accompagnement par l’image - ce qui devrait se réaliser dans le futur selon les dires du groupe. Les gars doivent prendre la route cet automne pour jouer un peu partout en France, et revenir à Lyon en décembre pour une nouvelle première partie à l’Epicerie moderne de Feyzin. Vivement l’hiver !

LesMarquises

 

 C’est un heure et des poussières plus tard que surgit l’anglaise Anna Calvi suivie de ses deux fidèles musiciens – Mally Harpaz à l’harmonium et aux percussions diverses et Daniel Maiden-Wood à la batterie. Vêtue d’un chemise rouge, d’un pantalon bouffant noir et de talons d'une hauteur indécente, on dirait une égérie lynchienne. Elle démarre les hostilités avec un Rider to the sea efficace, et déroule les dix titres de son premier album éponyme, plus quelques faces b (elle passera sa Moulinette et enverra son Surrender ). Rock élégant, direct, beaucoup plus électrique que sur disque, on est là devant un phénomène du niveau d’une PJ Harvey, Nick Cave ou Jeff Buckley. La présence d’Anna Calvi est impressionnante, fout les frissons : voix ample et lyrique, jeu de guitare direct et classieux avec reverb façon 50's, pose altière mais jamais prétentieuse – sauf pour un solo largement salué mais un brin téléphoné. L’anglaise est solidement épaulée par 2 musiciens sans failles ainsi qu’un deuxième guitariste venu soutenir la belle suite à une légère blessure à l’avant-bras. Celui-ci reste discret mais ajoute une plus grande densité au concert. Les moments les plus forts sont ces silences ou plus personne ne respire, aussi éloquents que ses fougueux tourbillons électriques. Très applaudie, la timide chanteuse ose quelques mots en français, notamment pour annoncer sa reprise d’Edith Piaf "Jezebel". Un deuxième morceau en rappel et retour des lumières sur un public pantelant, heureux... et vieillissant.

Anna-Calvi_NYC-2011.jpg

Bowery Ballroom, NYC - May 25, 2011 - Photo by Cory Schwartz/Getty Images North America

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 17:57

L'impeccable formation du Minnesota nous livre une nouvelle vidéo pour illustrer l'un des plus beaux morceaux de leur dernier album "C'mon", sorti au printemps dernier. "Especially me" prend une densité et une aura encore plus grande grâce à ce petit film signé Philip Harder - déjà réalisateur pour d'autres illustres indie bands.

Le groupe a eu aussi l'occasion de l'interpréter live dans l'émission Ce soir ou jamais de F. Taddeï en mai dernier. On regarde et on frissonne...

 

Et pour ajouter au bonheur déjà bien vaste, Low viendra se produire en Europe cet automne. Les dates à découvrir ici.

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 19:33

Alex-Steinweiss.jpg

 

"Je voulais que les gens entendent la musique en voyant l'oeuvre d'art". La phrase est signée Alex Steinweiss, graphiste américain et inventeur de la pochette de disque. Directeur artistique de Columbia records à la fin des années 30, il est le premier à avoir l'idée de décorer les pochettes de 78 tours et invente l'artwork (2500 pochettes à son actif). Son créneau, c'est plutôt le jazz, le classique et la variété. Mais sans son idée géniale, pas d'histoire de la musique populaire telle que nous la connaissons aujourd'hui. Alex Steinweiss est mort le 18 juillet dernier à l'âge de 94 ans.

Pour en savoir plus :

"Alex Steinweiss, symphonie de pochette" (article  - Anne-Marie Fèvre, Libération, 2011)

"Alex Steinweiss ou la petite histoire de la pochette d'album" (article - Destination-rock.com, 2008)

"Alex Steinweiss, the inventor of the modern album cover" (livre - Ed. Taschen, 2011)

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 08:10

Stephen Malkmus Mirror Traffic

 

L'ex-chanteur de Pavement fera son retour pour un 5è effort solo, toujours en compagnie de ses fidèles Jicks (super indie crew de Portland - sans Janet Weiss, bien occupée avec Wild Flag, mais avec un nouveau batteur, Jake Morris). Intitulé Mirror Traffic, cet album de 13 titres a été produit par l'omniprésent Beck et sera publié le 22 août prochain par la Rolls Royce des labels indés, j'ai nommé Domino.

Premier aperçu du rock exubérant, sarcastique et taquin de Malkmus avec l'énergique "Senator"

Site web de Stephen Malkmus

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Blood Red Bird

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